4e étape : Grand Parc Miribel Jonage

4e étape : Grand Parc Miribel Jonage

Grand Cru(e) est allé la plage lors de cette étape, plage du Fontanil plus exactement, au sein du très beau parc Miribel Jonage, situé aux portes de Lyon. Après les ateliers créatifs des 11 et 13 juillet, le projet s’est poursuivi du 24 au 29 août en s’insérant dans la programmation du Festival Woodstower.

 

 

 

« Ca déborde » : ateliers créatifs (MJC Montluel et Centre Social Cesam Miribel)

 

« Bouteille » : installation/performance

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« Petites correspondances Rhodaniennes » : ateliers d’écriture (extraits)

Fleuve :

Immensité inatteignable
Souvenir d’enfance, de gaité, d’insouciance, de convivialité
En ville la traversée de la baraka à ici
Je suis montée dessus, grisée par l’euphorie du vent, ne sachant pas orienter la ville, j’ai du virer et on est venu me récupérer. Griserie de la voile, imprudence, bonheur d’être récupéré par mon frère, lui suivant la ville et moi derrière.
Le bonheur de trouver cette étendue d’eau.
Les jeunes salissent en laissant leurs détritus

Le ruisseau qui coule, la lumière dans les cheveux blonds, la construction de bois qui tourne et qui tourne en au gré du mouvement de l’eau et soudain tout s’écroule : les bouts de bois s’enfuient dans le courant, on finit les fesses à l’eau et les parents qui nous observent de loin.
Pieds dans l’eau, bière au frais coincée entre deux rochers, on ferme les yeux pour mieux apprécier les rayons de soleil qui jouent dans les feuilles des arbres.
Adossé à un rocher, les pieds dans l’eau gelée, on se caresse et se découvre, nos murmures couverts par le courant.
Une eau si claire et si pure que je vois mes orteils et je sens ma peau qui s’ouvre, qui se nettoie de cette source pure.
Trois silhouettes qui sautent de caillou en caillou pour une traversée héroïque, car nous sommes des aventuriers.

La pause méridienne au bord du fleuve,
Presque les pieds dans l’eau
Beaucoup de fraîcheur,
Un toit de verdure,
Un havre de paix ? Parfois.
Les cyclistes et les joggeurs sont tout près, derrière moi,
Ils ne me dérangent pas.
Le fleuve coule à mes pieds,
Quelques canards curieux viennent piquer des miettes,
Les cygnes ne s’attardent pas,
Les avirons passent dans un doux glissement
Je rêve au bord du fleuve,
Je rêve à son grand frère de l’Est,
qui se faufile au milieu des îles ,
et des notes de musique,
il serpente de la foret noire à la mer noire,
et que les poètes qualifient pourtant de bleu.

Ecouter les enfants jouer dans l’eau, sentir la douceur de l’air qui caresse mes joues, m’évader en pleine campagne à deux pas de Lyon, m’évader 10 minutes en oubliant le travail ; bientôt, demain peut-être, me laisser glisser cm après cm dans l’eau fraiche et assouvir l’envie de plonger pour une heure dans la liberté encore fraiche des vacances.

Bronzer au recto et au verso jusqu’à tourner couleur chocolat. Organiser les derniers jours de l’été en famille. Profiter de la canicule pour transformer l’environnement lyonnais en plage miraculeuse et le Rhône en oasis le temps d’un mercredi.