5e étape : Andancette

5e étape : Andancette

La dernière date du projet s’est arrêtée dans un joli village en bordure du Rhône du nom d’Andancette. Réalisée en partenariat avec Quelques p’Arts… (CNAREP, Scène Rhône Alpes), cette étape finale aura débutée les 7, 9 et 10 juin 2016 lors des ateliers créatifs, pour se conclure du 8 au 13 septembre, lors du temps fort de Quelques p’Arts…

 

 

 

« Ca déborde » : ateliers créatifs (Classe de Grande Section/CP d’Andancette)

 

« Bouteille » : installation/performance

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« Petites correspondances Rhodaniennes » : ateliers d’écriture

Le fleuve dit : l’homme s’éparpille
S’il n’écoute pas le fond de l’eau
Le message du fleuve :
Limpide, vrai, transparent
Montre le chemin, guide vers la noblesse du cœur

Inutile de remonter à contre-courant
De se débattre inlassablement :
Apprendre à se laisser porter de rives en rives
D’expériences en apprentissages

De sa naissance glacière, la voix de l’eau
Chemine, collecte, traverse les villes
Se nourrit, des rus et des rivières
Récolte les mémoires de toutes les eaux

Le fleuve dit que l’eau matricielle coule
inexorablement dans nos veines, il dit que
cette eau si pure au départ peut se laisser polluer par les actes et pensées désordonnées
Il dit que le cœur de l’homme qui écoute
Trouve toutes les réponses dans le cœur même de l’eau

La rivière scintillante et mouvante
S’infiltre sous le sable chaud des dunes
Comme une reflet sous la lune
Le henné tel un sillon brun dans la chevelure ondulante
Sous la peau craquelée d’une preuve, gourmande

Le fleuve,
Écoute comme ces eaux qui coulent comme celles de la mère annoncent la vie nouvelle à naître
L’être à venir quitte le milieu aquatique pour devenir aérien, de boue ou de glaise il poursuit l’air la tête dans le nuage mais debout toujours ses pieds ne quittent pas la terre
Qu’il nomme planète bleue de la couleur de mes eaux
Est-ce hommage ? je le crois
Ainsi petit homme je t’invite à plonger dans mes eaux
Mes eaux pures, parfois dures sont mes opiacées
Ecoute mes odes à la vie goutte mes eaux de vie
Plonge dans mes eaux qui sont ces eaux d’ici

La rivière s’écoule sans jamais quitter son lit d’où elle
s’infiltre au cœur de la terre qu’elle nourrit
comme une mère donnant le sein à l’enfant qui sourit
le henné laisse sa trace de l’orient jusqu’aux frontières de l’occident
sous le peau de laquelle elle colore la blancheur.

Sous le pont les poissons dérivent le long du Rhône
Tandis que trois croix clapotent après le vent
Plein d’éblouissantes sonorités aux reflets verts
Sous les lampadaires du Mékong des parapentes ségaloniens pastichent des échappatoires
Aux canicules de verdure qu’une bouteille dérive en courant
D’un style (o)dacieux